L'info en +
L'info en +
Geri Allen : L'érudite et l'icône du jazz créatif
Loading
/

Le 12 juin 1957 marque la naissance à Pontiac, dans le Michigan, de l’une des pianistes, compositrices et éducatrices les plus influentes et respectées du jazz contemporain : Geri Allen. Élevée à Détroit par son père Mount Vernell Allen Jr., enseignant, et sa mère Barbara, elle passe son enfance au cœur d’une ville à la vitalité musicale débordante.

  • Une solide formation académique et scénique : Geri commence le piano à l’âge de 7 ans et s’entraîne activement dans les clubs de jazz de Détroit. En parallèle, elle plonge avec passion dans l’étude des maîtres du clavier : Herbie Hancock, Miles Davis, Thelonious Monk, Bud Powell, Art Tatum ou encore Fats Waller. En 1979, elle devient l’une des premières diplômées en études de jazz de l’Université Howard à Washington, avant de décrocher un diplôme en ethnomusicologie à l’Université de Pittsburgh en 1982.

  • La figure de proue du mouvement M-Base : Installée à New York au début des années 1980, elle collabore d’abord avec le groupe The Supreme puis avec les légendaires musiciens de L’Art Ensemble de Chicago. Sa rencontre avec le saxophoniste Steve Coleman en 1984 s’avère déterminante : elle s’impose comme un pilier du collectif d’avant-garde M-Base. Coleman se dira profondément impressionné par la culture encyclopédique et l’insatiable curiosité musicale de la pianiste, capable de s’affranchir de toutes les barrières de style ou d’époque.

  • Une discographie couronnée de succès : Elle publie son premier album en tant que leader, « The Printmakers », dès 1984. Suivront des explorations funky mémorables dans « Open to All Sides on the Middle », puis le triomphe de l’album « Twenty One » en 1994 chez le prestigieux label Blue Note Records. En 1998, elle publie « The Gathering », un album salué par la critique internationale auquel participe son époux, le célèbre trompettiste Wallace Roney.

  • Cinéma et engagement mémoriel : Artiste aux multiples facettes, elle prête ses traits à la pianiste historique Mary Lou Williams en 1996 dans le film « Kansas City » du réalisateur Robert Altman. En 2006, elle compose « For the Healing of the Nations », une suite de jazz chorale et instrumentale d’une grande puissance émotionnelle, commandée en hommage aux victimes des attentats du 11 septembre 2001. Elle s’éteindra en juin 2017, laissant l’image d’une créatrice visionnaire.


Dans cet épisode de L’info en +, découvrez tout ce qu’il y a savoir en plus sur le monde de la musique classique mais pas que! Retrouvez Anne Valérie Walter du lundi au vendredi dans Tempo Matin!

Abonnez-vous au podcast L'info en +

RSS iTunes

En lien avecArticles liés

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Retrouver mon mot de passe.

Veuillez entrer votre nom d'utilisateur ou votre adresse mail pour réinitialiser votre mot de passe.

Accent 4 en direct
/