Ce mercredi dans Tempo Matin, Michael Reibel nous invite à l’écoute d’un monument absolu du post-romantisme : la Symphonie n°3 en ré mineur de Gustav Mahler. À 08h50, pleins feux sur la nouvelle lecture magistrale du chef Vasily Petrenko, à la tête du Royal Philharmonic Orchestra (parue chez Signum Classics).
Une œuvre-monde aux dimensions cathédrales
La Troisième Symphonie de Mahler est l’une des œuvres les plus longues du répertoire courant (près de 100 minutes), conçue par le compositeur autrichien comme un hymne panthéiste à la nature. Dans sa chronique, Michael Reibel souligne la formidable clarté texturale que Vasily Petrenko réussit à insuffler à cette architecture colossale.
Le chef d’orchestre évite le piège du gigantisme lourd pour privilégier une transparence absolue des pupitres. Des fanfares initiales de cuivres aux murmures mystiques des bois, chaque détail de l’orchestration mahlérienne est sculpté avec une précision d’orfèvre, rendant justice à la vision d’une nature tour à tour sauvage, ironique et sacrée.
Le regard d’Accent 4 : Vasily Petrenko confirme son immense affinité avec le répertoire symphonique à grand déploiement. Le Royal Philharmonic Orchestra y déploie des sonorités chatoyantes, portées par des cuivres impeccables de discipline et un sens inouï du voyage narratif.
Du lundi au vendredi, retrouvez la nouveauté du disque dans Tempo Matin, présenté par Michael Reibel. Retrouvez également toutes les musiques de cette chronique dans notre playlist Spotify et Deezer.