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L’Orchestre Philharmonique de Strasbourg présente « Le folklore en partage »

L’Orchestre Philharmonique de Strasbourg, placé sous la direction de Robert Treviño, vous invite jeudi 15 octobre à 20H00 au concert en formation symphonique intitulé « Le folklore en partage ».

De Beethoven à Ravel, de Gustav Mahler aux grandes partitions américaines du XXe siècle, Robert Treviño construit un parcours singulier, à la croisée des traditions orchestrales européennes et d’une curiosité musicale sans frontières. Chef américain d’origine mexicaine, il s’est imposé au fil des dernières années auprès de formations prestigieuses, tout en contribuant au rayonnement international de l’Orchestre national basque. À l’automne 2026, une nouvelle étape s’ouvre avec sa nomination à la tête de la Philharmonie George Enescu de Bucarest. Un parcours à suivre également à Strasbourg, où il retrouve l’Orchestre philharmonique pour la saison 2026-2027.

Un chef de sa génération, entre héritage et découverte

Dans le monde de la direction d’orchestre, certains parcours se construisent au fil d’une longue ascension au sein d’une même institution. D’autres prennent forme grâce à une succession de rencontres, de prises de risques et de collaborations internationales. Celui de Robert Treviño appartient plutôt à cette seconde catégorie. Né en 1984 à Fort Worth, au Texas, ce chef américain d’origine mexicaine s’est fait connaître par une trajectoire qui l’a conduit rapidement des scènes lyriques aux grandes formations symphoniques européennes et américaines.

Le programme de Strasbourg offre l’occasion d’observer en concert le travail d’un chef dont le parcours repose sur la diversité des traditions musicales. Son expérience du répertoire français, notamment à travers Ravel, constitue un point de rencontre intéressant avec une formation dont l’identité s’est construite au contact des grandes traditions orchestrales européennes.

Assister à un concert dirigé par Treviño peut également être l’occasion de confronter l’expérience du disque à celle du spectacle vivant. Un enregistrement permet de revenir sur un détail, de comparer les équilibres ou de réécouter une transition. Dans la salle, la musique se déploie au contraire dans un temps irréversible : l’équilibre des pupitres, la tension rythmique et les contrastes dynamiques se perçoivent dans leur immédiateté.
C’est précisément dans cette expérience que la personnalité d’un chef se révèle pleinement. La qualité d’une interprétation ne tient pas uniquement à la fidélité au texte, mais à la manière dont celui-ci devient un discours vivant, capable de retenir l’attention et de renouveler l’écoute.

Son nom s’est notamment imposé auprès des orchestres qui lui ont confié des répertoires exigeants, du romantisme allemand aux couleurs de l’orchestre français, en passant par les œuvres américaines encore trop rarement présentes dans les programmes de concert.

La reconnaissance dont il bénéficie ne tient pas seulement à la liste des formations qu’il dirige. Elle repose aussi sur un travail de fond : construire un son collectif, donner une cohérence à de vastes architectures symphoniques et défendre des partitions auxquelles il estime que le public doit accorder une plus grande attention. Son activité discographique témoigne de cette double ambition, entre grandes œuvres du répertoire et redécouverte de compositeurs moins familiers.

Cet événement musical accueillera également Adam Laloum au piano.

Adam Laloum

Au programme de cette soirée : le Concerto pour piano n°2 de Brahms et Le Prince de bois de Bartók.

Concert jeudi 15 octobre à 20h au Palais de la Musique et des Congrès de Strasbourg.

De plus, tentez de gagner vos places sur Accent 4 dans l’émission Tempo Matin, chaque matin entre 6h et 10h avec Laurent en appelant le 03 88 75 12 03 

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