Ce mercredi dans Tempo Matin, Michael Reibel pose son regard sur un compositeur tchèque au génie trop souvent ombragé par ses contemporains : Bohuslav Martinů. À 08h50, place au nouvel enregistrement de sa Symphonie n°2 H.295 par l’orchestre d’élite allemand des Bamberger Symphoniker, placé sous la direction inspirée de Jakub Hrůša.
Une symphonie « pastorale » née en exil
Composée aux États-Unis en 1943 alors que Martinů avait fui l’Europe en guerre, cette Deuxième Symphonie est paradoxalement l’une de ses œuvres les plus sereines, lumineuses et concises. Dans sa chronique, Michael Reibel met en lumière la symbiose parfaite entre le chef Jakub Hrůša et les Bamberger Symphoniker — un orchestre dont les racines historiques sont profondément liées à la Bohême.
Sous leur lecture, le premier mouvement respire une nostalgie tendre pour la patrie lointaine, portée par ces rythmes syncopés et ces couleurs orchestrales chatoyantes si caractéristiques du style de Martinů.
Le regard d’Accent 4 : Jakub Hrůša s’affirme une fois de plus comme le grand défenseur du répertoire tchèque. Il insuffle aux musiciens de Bamberg une clarté texturale absolue, indispensable pour apprécier les contrepoints serrés et le lyrisme pudique de cette symphonie.
Les points forts de ce disque :
-
L’idiome : Une direction qui capte immédiatement le balancement rythmique slave et la poésie bucolique de Martinů.
-
La phalange : Les cordes soyeuses et les bois d’une incroyable fraîcheur des Bamberger Symphoniker.
-
Le répertoire : Une superbe occasion de redécouvrir le corpus symphonique du XXe siècle à travers l’une de ses pages les plus accessibles et attachantes.
Du lundi au vendredi, retrouvez la nouveauté du disque dans Tempo Matin, présenté par Michael Reibel. Retrouvez également toutes les musiques de cette chronique dans notre playlist Spotify et Deezer.