Michael Reibel nous invite à redécouvrir le maître de l’absurde et du minimalisme : Erik Satie. Au piano, un interprète qui entretient avec le compositeur d’Arcueil une complicité de longue date, Alexandre Tharaud.
Le « Velours » Satie sous les doigts de Tharaud
Si Alexandre Tharaud a déjà marqué la discographie de Satie (notamment avec le coffret de référence Avant-dernières pensées), il revient aujourd’hui avec une approche encore plus épurée. À l’occasion du centenaire de la disparition du compositeur (1925-2025), ce nouveau regard discographique met en lumière des pièces souvent délaissées au profit des célébrissimes Gymnopédies.
Dans cette chronique, Michael Reibel souligne la capacité unique de Tharaud à capturer l’esprit « cabaret » tout en conservant cette mélancolie cristalline propre au piano français du début du XXe siècle.
Le saviez-vous ? Alexandre Tharaud ne se contente pas d’interpréter les notes ; il s’imprègne de l’univers fantasque de Satie, ce « gymnopédiste » qui annotait ses partitions de mentions aussi poétiques qu’absurdes comme « Ouvrez la tête » ou « Léger comme un œuf ».
Ce qu’il faut retenir de ce disque :
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L’Interprétation : Un jeu dénué de pédale excessive, privilégiant la clarté et le timbre.
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Le Répertoire : Un équilibre entre les tubes incontournables et des « Discoveries » (petites pièces inédites ou rares).
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L’Atmosphère : Un voyage entre Montmartre et le mysticisme des Rose-Croix.
Retrouvez « La nouveauté du Disque » chaque matin à 08h50 sur Accent 4, au cœur de la matinale animée par Laurent Genvo.